Projet « Ma rue, mon quartier »

La Commission Culture a l’immense plaisir d’informer les membres du conseil de quartier que son projet « Ma Rue, Mon Quartier », a été retenu dans le cadre des APICQ proposés par la Ville de Lyon.

Un APICQ est un Appel à Projet à l’Initiative des Conseils de Quartier, il s’agit d’une subvention pour l’organisation d’un projet, et la commission culture a proposé de réaliser un travail sur la mémoire du quartier au travers du nom de ses rues.

Ce projet étant maintenant approuvé, le travail de collecte d’informations peut s’accélérer : vous avez peut-être découvert, à la bibliothèque municipale ou dans un commerçant près de chez vous, ce flyer qui vous propose de nous transmettre des infos sur les rues, leur nom et leur patrimoine :

Flyer Ma Rue Mon Quartier, conseil de quartier Voltaire Part-Dieu (APICQ 2021)
Le flyer créé pour annoncer la collecte d’informations auprès des habitants du quartier !

Jusqu’à la mi-mai, nous allons rassembler les contributions des habitants du quartier, les organiser, puis retenir celles que nous intégrerons ensuite dans un livret-découverte de 24 pages que nous distribuerons dans quelques mois. La réalisation de ce livret présente plusieurs challenges : nous apprécierions l’aide de bénévoles pour nous aider à le mettre en page, n’hésitez pas à nous contacter si d’aventure, vous êtes à l’aise avec Affinity Publisher et autres Adobe InDesign/Illustrator !

Pour nous écrire : cq3voltairepartdieu@gmail.com !

Nom du square rue de l’abbé Boisard : l’ultime vote !

C’est, pour la dernière fois on l’espère, le moment du choix de la part des conseillers de quartier pour trouver le nom du nouveau square situé rue de l’abbé Boisard ! Vous voulez voter tout de suite, cliquez ici !

Avez-vous envie de vous promener Square Marthe Élisabeth Barbaud-Koch, ou plutôt sur le square Suzanne Buisson ? A moins que vous ne préfériez vous balader dans le parc Emma Couriau, le jardin Denise Domenach-Lallich, le parc Simone Kadosch-Lagrange, ou bien le parc Philomène Rozan ou le jardin Jeanine Sontag ?

Tels sont les noms qui arrivent en fin de course dans l’incroyable vote populaire proposé par la Ville afin de donner un nom au nouveau square dont l’aménagement se termine, rue de l’abbé Boisard. Si ces noms ne sont pas ceux que nous avions communiqués au départ à la mairie, ils ont toutefois été proposés par certains d’entre vous lors de la toute première consultation, à la fin du mois d’octobre.

Cette semaine, la mairie a trié les noms « disponibles », c’est-à-dire de personnalités qui n’ont pas encore leur rue, leur allée, leur parc ou leur jardin à Lyon. Et on n’aurait pas pensé que ce fût si difficile !

Pour voter, rendez-vous sur ce formulaire !

On peut comprendre que vous ayez du mal à choisir si d’aventure, vous ne connaissez pas tous les noms cités dans notre ultime sondage. On vous propose d’en découvrir quelques informations ci-dessous, avec souvent des destins hors-normes terriblement cruels, mais ainsi est notre Histoire…

  • Marthe Élisabeth BARBAUD-KOCH : artiste peintre du 19e siècle, née dans le 3e arrondissement de Lyon, elle était spécialisée dans la peinture de fleurs. On peut voir un de ses tableaux au Musée des Beaux-Arts de Lyon.
  • Suzanne BUISSON : Suzanne Buisson a été secrétaire du comité national des femmes socialistes. Elle a aussi été rédactrice pour l’hebdomadaire « Le Populaire » de la page des femmes. Féministe, ce travail l’amène à s’intéresser à la place des femmes dans la société : elle appelle à « affranchir les femmes de toutes les servitudes domestiques, et faire d’elles des êtres indépendants sentimentalement, économiquement et intellectuellement ». En 1940, elle quitte Paris avec son époux, dirigeant de la CGT, et se réfugie à Lyon. Elle rejoint le mouvement « Libération Sud » et devient agent de liaison pour le parti socialiste clandestin. Elle sera également alors chargée des relations avec le PCF. Elle est arrêtée en avril 1944, internée à la prison de Montluc puis transférée à Fresnes (où elle est torturée) et à Drancy. En juin 1944, elle est déportée à Auschwitz où elle décède. Proche de Léon Blum, celui-ci lui rendit hommage en 1946, voyant en elle « la militante accomplie, exemplaire ».
  • Emma COURIAU : cette typographe a combattu pour le droit des femmes mariées à travailler, à se syndiquer, avec un combat médiatisé qui permit une avancée dans le droit à l’égalité F/H.
  • Denise DOMENACH-LALLICH : cette femme engagée, avec des convictions, résistante, fut responsable des Jeunes des Mouvements unis de la Résistance. Par ses fonctions, la Gestapo la recherche activement, ce qui la contraint à entrer dans la clandestinité. Elle quitta alors Lyon. Après la Libération, elle devient responsable, à Paris, du Mouvement de libération nationale (MLN). Elle est décédée le 19 juillet 2020 à Lyon.
  • Pernette DU GUILLET : Pernette du Guillet fut une poétesse du XVIe siècle, et muse de Maurice Scève dont elle fut l’élève. Elle décèdera à 25 ans seulement, lors d’une épidémie de peste, mais son nom passera à la postérité grâce à cet amour impossible avec Maurice Scève qui a nourri son inspiration dans des poèmes que son mari publiera à titre posthume en 1545, Rymes de gentille et vertueuse dame, Pernette du Guillet.
  • Simone KADOSCH-LAGRANGE : Simone Lagrange, née Simy Kadosche, est une résistante et ancienne déportée française, témoin-clé lors du procès de Klaus Barbie qui lui fit souffrir le martyr en 1944. Torturée puis déportée à Auschwitz, elle survit à l’enfer, et consacrera sa vie à témoigner sur la Shoah, « contre le racisme, l’antisémitisme et l’oubli ». Simone Lagrange est décédée le 27 février 2016.
  • Philomène ROZAN : Elle rappelle la place de la soie à Lyon et a amélioré la place des femmes dans la société. Ouvrière ovaliste, elle file la soie pour les ateliers de tisserands dans le dernier tiers du XIXe siècle à Lyon. Elle gagne, comme ses collègues, 1F40 pour 12 heures de travail quotidien, soit moitié moins que les hommes. A l’été 1869, elle dirige « La grève des Ovalistes » qui mobilise 1 800 ouvrières de la soie à Lyon. Cette grève, selon les historiens, marque un tournant pour la place des femmes dans les luttes sociales en France.
  • Jeanine SONTAG : alias Jeannette Sontag, il s’agit d’une femme résistante lyonnaise qui fut arrêtée cours Gambetta lors d’une opération au cours de laquelle elle n’arrivera pas à prendre la fuite. Arrêtée, puis torturée, elle fait partie d’un groupe de 120 détenus exécutés par la Gestapo sous les ordres de Klaus Barbie, le 20 août 1944.

Pour voter, rendez-vous sur ce formulaire !

Nous clôturerons les votes dimanche 29 novembre à 23h59, merci de ne voter qu’une seule fois !

Retour sur les actions d’hier…

A l’heure de la pandémie de Covid-19, les projets des conseils de quartier ont bien du mal à se concrétiser. Ce temps de pause est donc l’occasion de se rappeler de ce que nous avions pu réaliser ces dernières années, et cette représentation théâtrale captée le 27 septembre 2018 nous présente plusieurs projets portés par les conseils de quartier du 3e arrondissement sur les années 2017-2018.

C’est sur YouTube que nous avons diffusé le montage de cette représentation, dans laquelle on retrouve la compagnie Il sera une fois, qui avait été mandatée par la Mairie du 3e arrondissement pour présenter les différents projets proposés par les 5 conseils de quartier de l’arrondissement.

Cette vidéo est l’occasion de remercier Françoise Chevallier, qui fut jusqu’aux élections municipales de juin 2020 l’adjointe en charge de la démocratie participative à la mairie du 3e, et Jérôme Maleski qui fut délégué à la Démocratie participative à la Ville de Lyon jusqu’à la nouvelle mandature.

La compagnie Il sera une fois est un collectif d’artistes spécialisé dans la création d’événements uniques. C’est dire si le fait d’avoir pu enregistrer la seconde représentation est d’autant plus incroyable ! Suivez l’actualité d’Il sera une fois sur sa page Facebook.