Nom du square rue de l’abbé Boisard : l’ultime vote !

C’est, pour la dernière fois on l’espère, le moment du choix de la part des conseillers de quartier pour trouver le nom du nouveau square situé rue de l’abbé Boisard ! Vous voulez voter tout de suite, cliquez ici !

Avez-vous envie de vous promener Square Marthe Élisabeth Barbaud-Koch, ou plutôt sur le square Suzanne Buisson ? A moins que vous ne préfériez vous balader dans le parc Emma Couriau, le jardin Denise Domenach-Lallich, le parc Simone Kadosch-Lagrange, ou bien le parc Philomène Rozan ou le jardin Jeanine Sontag ?

Tels sont les noms qui arrivent en fin de course dans l’incroyable vote populaire proposé par la Ville afin de donner un nom au nouveau square dont l’aménagement se termine, rue de l’abbé Boisard. Si ces noms ne sont pas ceux que nous avions communiqués au départ à la mairie, ils ont toutefois été proposés par certains d’entre vous lors de la toute première consultation, à la fin du mois d’octobre.

Cette semaine, la mairie a trié les noms « disponibles », c’est-à-dire de personnalités qui n’ont pas encore leur rue, leur allée, leur parc ou leur jardin à Lyon. Et on n’aurait pas pensé que ce fût si difficile !

Pour voter, rendez-vous sur ce formulaire !

On peut comprendre que vous ayez du mal à choisir si d’aventure, vous ne connaissez pas tous les noms cités dans notre ultime sondage. On vous propose d’en découvrir quelques informations ci-dessous, avec souvent des destins hors-normes terriblement cruels, mais ainsi est notre Histoire…

  • Marthe Élisabeth BARBAUD-KOCH : artiste peintre du 19e siècle, née dans le 3e arrondissement de Lyon, elle était spécialisée dans la peinture de fleurs. On peut voir un de ses tableaux au Musée des Beaux-Arts de Lyon.
  • Suzanne BUISSON : Suzanne Buisson a été secrétaire du comité national des femmes socialistes. Elle a aussi été rédactrice pour l’hebdomadaire « Le Populaire » de la page des femmes. Féministe, ce travail l’amène à s’intéresser à la place des femmes dans la société : elle appelle à « affranchir les femmes de toutes les servitudes domestiques, et faire d’elles des êtres indépendants sentimentalement, économiquement et intellectuellement ». En 1940, elle quitte Paris avec son époux, dirigeant de la CGT, et se réfugie à Lyon. Elle rejoint le mouvement « Libération Sud » et devient agent de liaison pour le parti socialiste clandestin. Elle sera également alors chargée des relations avec le PCF. Elle est arrêtée en avril 1944, internée à la prison de Montluc puis transférée à Fresnes (où elle est torturée) et à Drancy. En juin 1944, elle est déportée à Auschwitz où elle décède. Proche de Léon Blum, celui-ci lui rendit hommage en 1946, voyant en elle « la militante accomplie, exemplaire ».
  • Emma COURIAU : cette typographe a combattu pour le droit des femmes mariées à travailler, à se syndiquer, avec un combat médiatisé qui permit une avancée dans le droit à l’égalité F/H.
  • Denise DOMENACH-LALLICH : cette femme engagée, avec des convictions, résistante, fut responsable des Jeunes des Mouvements unis de la Résistance. Par ses fonctions, la Gestapo la recherche activement, ce qui la contraint à entrer dans la clandestinité. Elle quitta alors Lyon. Après la Libération, elle devient responsable, à Paris, du Mouvement de libération nationale (MLN). Elle est décédée le 19 juillet 2020 à Lyon.
  • Pernette DU GUILLET : Pernette du Guillet fut une poétesse du XVIe siècle, et muse de Maurice Scève dont elle fut l’élève. Elle décèdera à 25 ans seulement, lors d’une épidémie de peste, mais son nom passera à la postérité grâce à cet amour impossible avec Maurice Scève qui a nourri son inspiration dans des poèmes que son mari publiera à titre posthume en 1545, Rymes de gentille et vertueuse dame, Pernette du Guillet.
  • Simone KADOSCH-LAGRANGE : Simone Lagrange, née Simy Kadosche, est une résistante et ancienne déportée française, témoin-clé lors du procès de Klaus Barbie qui lui fit souffrir le martyr en 1944. Torturée puis déportée à Auschwitz, elle survit à l’enfer, et consacrera sa vie à témoigner sur la Shoah, « contre le racisme, l’antisémitisme et l’oubli ». Simone Lagrange est décédée le 27 février 2016.
  • Philomène ROZAN : Elle rappelle la place de la soie à Lyon et a amélioré la place des femmes dans la société. Ouvrière ovaliste, elle file la soie pour les ateliers de tisserands dans le dernier tiers du XIXe siècle à Lyon. Elle gagne, comme ses collègues, 1F40 pour 12 heures de travail quotidien, soit moitié moins que les hommes. A l’été 1869, elle dirige « La grève des Ovalistes » qui mobilise 1 800 ouvrières de la soie à Lyon. Cette grève, selon les historiens, marque un tournant pour la place des femmes dans les luttes sociales en France.
  • Jeanine SONTAG : alias Jeannette Sontag, il s’agit d’une femme résistante lyonnaise qui fut arrêtée cours Gambetta lors d’une opération au cours de laquelle elle n’arrivera pas à prendre la fuite. Arrêtée, puis torturée, elle fait partie d’un groupe de 120 détenus exécutés par la Gestapo sous les ordres de Klaus Barbie, le 20 août 1944.

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Nous clôturerons les votes dimanche 29 novembre à 23h59, merci de ne voter qu’une seule fois !